mardi 7 juillet 2026

Désinn mon Mond!

Mi vé pa le mond zot i vé désinn pou mwin..
LOrd ou lo kao.
Gér ou pé.
Pov ou rish.
Tou blan ou tou nwar.
Lo pli for kont lo pli féb. 
Intolérérans é injustis. 
Mi vé la koulér su mon tablo.
Mi vé sérénité é éspwar. 
Mi rév égalité é justis. 
Mi vé travay pou viv pa viv pou travay.
Mi vé profit shak instan.
Pa trouv in instan pou profité. 
Mi vé lo vré amour sat i alim in fé jwa.
Mi vé koz é éshanz sanm demoun pa in mashinn.
Mi vé in réalité pa in mond virtuel. 
Mi vé rir pli souvan pa kashiét pou pléré. 
Mi vé la pli i nouri la tér. 
Mi vé pa tanpét i kass i briz...
Mi vé lo van i fé dans niaz dann sièl. 
Mi vé soley i zoué sanm la pli lo kashiét. 
Mi vé marmay i rir, i rév in ot demin.
Mi vé ranplas la doulér par la dousér.  
Mi vé zidé an bouké i zérm dann koko.
Mi vé pa out zidé an pansé unik i impoz ali amwin kom sél alternativ.
Mi vé dessin in mond in resanm amwin....


dimanche 31 décembre 2017

BONNE ANNÉE 2018 BIENVEILLANTE!

2017 s'en va.... Vive 2018. Vous comme moi, je le suppose, vous aurez vécu pleins de moments forts en 2017. Année traversée tantôt par les rires, les larmes, l'espoir, la déception, les échecs, les réussites et plus encore. Pourtant malgré tout cela, à l'aube de l'année 2018, on sait que la vie n'est qu'un éternel recommencement car le combat pour vivre ne s’arrête jamais. Malgré qu'on ne soit jamais sûr d'avoir les "armes" qu'il faut pour mener à bien cette bataille, aux allures de Sisyphe par moment, il faudra toujours lutter pour vivre. Lutter pour garder sa santé, lutter pour travailler, lutter pour apprécier chaque instant de bonheur éphémère, lutter pour sa liberté, lutter contre nos peurs, lutter pour ne pas se perdre et semer autant d'amour que possible à nos proches, lutter pour ne pas se faire pervertir et perdre de vue l'essentiel... Il nous faudra surtout et toujours dans ce monde de compétition devenu perpétuel apprendre à être aussi bienveillant avec soit qu'avec les autres. L'HOMME est un être imparfait et souvent contradictoire avec lui même aussi soyons en cette nouvelle année 2018 bienveillant avec nous même...Nul n'est parfait, nul ne peut tout réussir. De nos peines, de nos échecs, de nos réussites il y aura toujours une leçon à en tirer. A partir du moment où on fera les choses avec sincérité et bienveillance, humilité et respect il ne pourra rien nous arriver si ce n'est d'être ce qu'on a envie d'être. Un être libre d'agir en fonction de sa conscience et de ses valeurs est un être vivant qui ne se laisse déborder par aucun dogme religieux ou politique car l'essentiel restera toujours pour lui les valeurs humanistes d'un monde libre et bienveillant. 
BONNE ANNÉE 2018 BIENVEILLANTE!

jeudi 6 juillet 2017

Je suis Bertrand Robert...

C'est aujourd'hui non pas dimanche... mais jeudi 6 juillet 2017 que j'étais convoqué au tribunal correctionnel pour être jugé pour avoir le 23 janvier 2015 "de manière publique injurié Monsieur Fruteau Jean Claude, en publiant un montage photographique représentant Monsieur Fruteau Jean Claude en chèvre ou cabri portant atteinte à son honneur ou à sa considération". Le procès a été reporté au jeudi 7 septembre 2017 à ma demande car mon avocate étant hors département ce jour. 
Je tiens d'abord une nouvelle fois à remercier tous ceux, familles, amis, connaissances, collègues, les bénédictins et les autres personnes  ailleurs à La Réunion, "l'armée de l'ombre silencieuse" qui m'ont témoigné et apporté leur soutien depuis ces derniers mois de différentes façon. Vos paroles et vos actes demeureront présent pour toujours dans mes pensées et mon cœur.
Je le redis depuis le début caricaturer n'est pas injurier et revendique ma liberté d'expression en tant que simple citoyen, opposant politique, auteur et blogueur.
Ce procès me coûte oui... Il m'enlève des projets personnels et familiaux... Ce n'est pas encore à l'aube de mes 40 ans que je connaitrai les joies des voyages en avion avec ma fille ou les weekends dans un hôtel de l'ouest à bronzer à St-Leu ou autres belles destinations sur l'île.
En fait l'essentiel est ailleurs, je profiterai des joies simples de la vie comme toujours et me serrerai un peu plus la ceinture pour réussir à faire face aux dépenses du quotidien.
Ce procès me prive d'un peu d'insouciance et de légèreté pour profiter de ce que j'ai toujours obtenu par le travail mais il me renforce dans mes convictions et mes combats. 
Je n'ai ni le temps ni l'envie d'entretenir des rancœurs, de la colère car la vie est trop courte et il y a temps de choses à faire et beaucoup plus importantes.
A tous (sans exception) je vous souhaite de passer de bonnes vacances avec vos proches et ne laisser personne vous dicter votre conduite ou de vous réduire au silence car le combat pour la liberté est et restera un combat de tous les jours.
IL EST LIBRE Bertrand.. IL EST LIBRE Bertrand....  Y en a même qui disent qu'ils l'ont vu écrire.

                                                                             An dalonaz BERTRAND


dimanche 7 mai 2017

MACRON PRESIDENT!

Macron Président... soit! Son élection ne provoque chez moi aucun enthousiasme particulier ni aucune peur à l'inverse de si Marine Le Pen avait été élue présidente( le score de ce partie m'interpelle et m'inquiète cependant). Macron président ne signifie pourtant pas un chèque en blanc pour son programme et comme toujours il faudra être vigilant pour faire entendre les aspirations profondes des français et que que ceux ci soient entendues et respectées. Les Français ont été, sont et seront toujours des combattants au service de la République. 
Parmi ces aspirations, l'arrivée au pouvoir de Macron et plus largement les différents scores des parties politiques est cette farouche volonté des Français à renouveler la classe politique au travers des personnes mais aussi des pratiques. Les Français ont dans cette élection également montré, quoi qu'on en pense, une forte volonté de changement et de réformes profondes pour remettre La France sur de bons rails.
Ainsi à la veille des élections législatives, il faut que tous les parties politiques et les futurs candidats entendent ce message des français il faut que la candidature des uns et autres répondent à cette demande criante de renouvellement à la fois des visages et des pratiques mais aussi si les candidats sont capables de réformer La France pour qu'elle soit capable de relever les défis auxquels sont confrontés  notre pays dans bien des domaines. Toutefois réformer ne veut pas dire casser le modèle français mais surement de le rendre plus efficient pour faire face aux changements de notre monde.
Macron est élu président pour les cinq prochaines années mais tout reste à faire car comme toujours tout dépendra de l'action de chacun de nous!.

samedi 31 décembre 2016

Bienvenue à 2017!


2017 rézon pou viv.
2017 rézon pou rir.
2017 rézon pou pléré.
2017 rézon pou espéré.
2017 rézon pou émé.
2017 rézon énervé.
2017 rézon pou aji.
2017 rézon pou krié.
2017 rézon pou revandiké.
2017 rézon pou èt.
2017 rézon travay.
2017 rézon pou édé.
2017 rézon pou soufér.
2017 rézon pou soubat.
2017 rézon pou fété.
2017 rézon pou zoué.
2017 rézon pou kashièt.
2017 rézon pou kouri.
2017 rézon pou dansé.
2017 rézon pou géri.
2017 rézon pou viv lan 2017.
2017 rézon pou souèt azot in bon lané 2017.

mardi 20 décembre 2016

Discours pour la liberté du 20 décembre 2016!

Mesdames, Messieurs, vous les enfants présents ce jour....
NOUS TOUS.... PERSONNES LIBRES...


Souvenons nous hier:

20 décembre 1848 : abolition de l'esclavage proclamée par Sarda Garriga
20 décembre 1981 : François Mitterrand fait de ce jour un jour férié officiel pour permettre à tous les réunionnais la célébration de l'abolition de l'esclavage à La Réunion.

Souvenons nous encore du choix de la date du 10 mai en 2001, comme date officielle de commémoration par le président Jacques Chirac, Journée commémorative de l'abolition de l'esclavage en métropole : l'occasion pour la France métropolitaine d'honorer le souvenir des esclaves et de commémorer l'abolition de l'esclavage.

Souvenons nous enfin en ce 20 décembre 2016... 168 ANS plus tard, nous sommes tous réunis pour nous souvenir et célébrer la liberté.

La liberté sous toutes ses formes : liberté de conscience, liberté d'action, liberté d'entreprendre, liberté par le travail, liberté de vivre selon nos principes garantis par la République Française.
Liberté, liberté toujours liberté !

LIBRE NOUS SOMMES DEVENUS, LIBRE NOUS LE SOMMES, LIBRE NOUS LE RESTERONS.

Le 20 décembre est une date hautement symbolique et à haute valeur ajoutée pour rendre hommage à tous nos ancêtres qui ont payé de leur vie, dans leur chair, de leur âme pour façonner l'île sur laquelle chacun de nous ici présents sommes les dignes héritiers de ce pan de notre histoire commune.

Nous sommes d'ailleurs réunis sur ce site du Parc Fragrance  à St-Benoît où le KOMITE Eli à fait ériger cette stèle "LIBRE" en mémoire des esclaves mais aussi pour tous ceux qui ont mené le combat pour faire sortir « du Fénoir » cette partie de notre histoire à l'image de Sudel Fuma, historien émérite, disparu maintenant depuis plus de deux ans.

Aujourd'hui, tous, nous sommes les garants pour que chaque 20 décembre soit honoré et fêté comme il se doit : la liberté pour nos ancêtres les esclaves et la liberté pour La Réunion et les réunionnais.

Il nous appartient, à tous de faire en sorte que la date du 20 décembre ne soit pas galvaudé, enseveli au milieu d'autres festivités et qu'elle ne se résume pas seulement à un Kabar organisé pour faire la fête et rien d'autre.

Le 20 décembre ne se commémore pas le 17 décembre, d'ailleurs nous ne célébrons pas le 14 juillet fête Nationale , la fameuse fête Nat le 8 juillet... en même temps que la fête de la saucisse ou des brèdes manioc.

Nous nous devons d'  honorer la mémoire, de tous les esclaves qu'étaient Eli, Cimendef, Zélindor, Mafate et beaucoup d'autres encore sorties de l'oubli par les historiens comme Sudel Fuma. Nous nous devons d'  honorer leur mémoire pour ne pas assimiler en 2016 ces combats pour la liberté à une simple animation folklorique de rue.

OUI, il nous faut nous souvenir que la liberté pour tous a été un combat, une lutte acharnée, payée au prix fort pour la liberté par nos ancêtres Kaf...

Aujourd'hui KAF AOU , KAF AMOIN, KAF toute La Réunion et au delà de nos frontières. En chacun de nous coulent aujourd'hui le sang Kaf, en chacun de nous germent l'esprit de liberté.

Le chemin vers la liberté est un combat sans fin. L'exploitation de l'homme par l'homme était , est et restera un combat permanent sur lequel chacun de nous doit s'engager pour en être l'esprit, le cœur, le bras, la conscience. C'est Armer de cette histoire que tous, nous devons pouvoir vivre et nous épanouir sur cette terre façonnée dans le sang et la douleur.


Les événements récents sur notre commune de Saint-Benoît ( travailleurs clandestins exploités,attaque de la liberté d'expression, la peur d'afficher au grand jour ses opinions politiques ..) mais aussi les événements un peu partout dans le monde doivent nous tenir en éveil pour que jamais plus quelqu'un n'ose asservir de quelque façon que ce soit les autres individus.

Le pouvoir n'est pas un passe droit pour faire faire à l'autre ses quatre volontés mais au contraire l'occasion de réaffirmer en tout lieu et à toute heure les valeurs de la République Française : Liberté, Egalité, Fraternité auxquelles Notre terre de La Réunion s'est uni.
Alors en ce 20 décembre 2016 : il nous faut plus que jamais réaffirmer et faire vivre cette date et ses valeurs pour nos ancêtres, pour nous mêmes et nos futurs descendances.

Alors une fois l'acte de Mémoire et les valeurs intrinsèques qui y sont attachées réaffirmées nous pourront librement, oui librement célébrer et fêter dignement le 20 décembre chaque année pour longtemps encore.

Appel ali « fête du « 20 décembre », appel ali « fête de la liberté », « appel ali fête Kaf » mais célébre ali dignement et fait vivre ali au quotidien car nul ne peut se donner le pouvoir d'entraver et encore moins de limiter dans l'espace et le temps notre chère liberté !

EN FEMME et EN HOMME LIBRE nous nous souvenons et nous fêtons tous ensemble le 20 décembre pour notre histoire commune et celle qui reste à construire.

Pou repran Danièl Waro : « non mwin pa blan, non mwin pa noir ! Tarz pa mwin si mon listwar ! »

mercredi 14 décembre 2016

Mis en examen pour la liberté d'expression!


Ainsi donc, alors qu'après les attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015, nombreux étaient ceux qui proclamaient qu'on ne pouvait au nom d'une idéologie, attenter et tuer des gens pour des dessins même si on pouvait les trouver outrageants et offensants. L'après Charlie devait amener chacun de nous à reconsidérer et à proclamer haut et fort que la liberté d'expression dans notre pays était au dessus de tout et constituait l'essence même d'une identité française comme une valeur commune à partager sans modération au delà de nos frontières et haut dessus de toutes les religions, préceptes et considérations.
Et pourtant 15 jours plus tard, faites ce que je dis et non ce que je fais. Ainsi un député, s'affranchit de cette nouvelle règle non écrite mais morale dès lors qu'on ose lui appliquer une petite caricature.
Ainsi donc c'est à ce titre que je  me retrouve mis en examen depuis ce mardi 13 décembre 2016 pour injure publique envers un particulier à savoir le député socialiste Jean Claude Fruteau. Comme au temps les plus troubles de notre pays et comme dans beaucoup de pays où les règles élémentaires de la démocratie sont bafouées pour faire taire un opposant, la justice devra trancher dans ce que je considère comme un procès politique. Le petit blogueur et opposant politique que je suis devra lutter face au tout puissant magistrat de notre petite ville pour obtenir en 2016 la jouissance du droit à la liberté d'expression.
La liberté reste un combat de tous les jours dans notre ville de Saint-Benoît sur l'île de La Réunion perdu au milieu de l'Océan Indien loin de la mère patrie France. 
A ce qu'il parait là où il y a une volonté, il y a un chemin... donc "nou tienbo nou larg pa"! Ti pa ti pa na arivé!

mardi 1 novembre 2016

Lettre ouverte à J.C.F Ier...

Monsieur J.C.F Ier magistrat de ma petite ville de St Benoît et député de notre petite circonscription vous avez donc décidé de porter plainte contre moi pour injure publique envers un particulier par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique suite à une caricature faite par moi pour illustrer un article de la presse quotidienne évoquant le doublement des taux d’intérêts des emprunts toxiques de notre ville datant du 23/01/2015 . Dans cette caricature (un cabri avec vous en photo) avec le proverbe créole "pendant ce temps là cabri i mange salade" il n'y avait pourtant aucune intention de vous injurier mais d'illustrer cet état des finances par une caricature à la manière de Charlie Hebdo. En effet, resituant nous dans le contexte, car il faut le rappeler nous étions à peine plus de 15 jours après cette attaque terroriste.  Ainsi alors que des millions de français et les hommes politiques nationaux et internationaux , vous y compris aussi il me semble sauf erreur de ma part, reconnaissent le droit à la caricature, à la liberté de la presse, à la défense de la république je me retrouve pour une caricature des plus banals, poursuivi pour injure publique par vous presque 2 ans plus tard.J'irai me présenter ce 14 novembre 2016 au tribunal de Grande Instance pour ma probable mise en examen, seul, car je ne peux me prévaloir comme vous d'une protection juridique payée par les contribuables bénédictins. Ainsi donc le petit citoyen , opposant politique, blogueur, que je suis, je ne peux me prévaloir de pouvoir oser caricaturer un simple Député-Maire. Je peux caricaturer n'importe quels Dieux, n'importe quelles religions, n'importe quels hommes et femmes politiques d'envergure d'Etat ou internationaux, n'importe quels patrons du CAC 40 mais vraisemblablement pas vous. 
Le Candide que je suis, terminera cette lettre en citant Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. » Triste tropique, triste pensée, triste fin de règne politique aussi surement...

mercredi 27 juillet 2016

Les germes du mal.

De barbaries en barbaries, de drames en drames,de larmes en larmes, de condamnations en condamnations, d'indignations en indignations, de lois en lois, d'état d'urgence en état d'urgence et maintenant de polémiques en polémiques, La France a mal. Des familles pleurent, la peur s'installe pendant que les déchirements au sein de la société française sont de plus en plus difficilement contenus.
Pourtant les drames en France ne sont pas moins inacceptables que ceux qui se produisent aux quatre coins du monde chaque jour. Alors oui, quand on se sent directement concerné, quand le drame peut se produire au coin de votre rue en allant boire un verre, aller à une fête avec ses enfants, la perception et le degré d'acceptation des morts et des larmes atteignent ses limites dans cette guerre où les soldats peuvent être nos amis d'hier ou notre voisin de palier quand ce n'est pas un frère ou un fils qu'on a nourrit de sa main .
Dans ce contexte, on se retourne naturellement vers L’État, l’État protecteur, l’État de droit que fait-il?
Fait-il ce qu'il faut? En fait-il trop ou pas assez dans sa politique étrangère dans cette lutte contre le terrorisme? L’État applique t'il les bonnes mesures pour nous offrir un niveau de sécurité nécessaire?  Ceux qui nous dirigent font-ils les bons choix au bon moment?
Ceux qui veulent revenir au pouvoir ont-ils les bonnes solutions? Emploient-ils les bons mots ou soufflent-ils sur les braises pour détruire un ennemi politique au risque parallèlement de faire fondre le ciment fragile de la société française dans son ensemble.
Personnellement je ne pense pas qu'il existe un vadémécum universel à ce mal, à cette idéologie qui nous ronge de l'intérieur, qui nous rend parano."Les "il suffit de..." les " si moi Président..." ne seront pas suffisant pour contrer une idéologie qui gangrène nos valeurs et principes et qui en même temps se nourrit de nos peurs et réactions pour se propager dans chacun des interstices pour assécher la sève de nos arbres de vie.
Lutter, résister, pleurer, compter nos morts et blessés, pour espérer un jour contrer cette idéologie et ces ennemis invisibles qui poussent comme des champignons dans un sous-bois mais cette fois  derrière une porte d'appartement de notre cher voisin sans histoire.
Notre planche de salut viendra peut-être de notre capacité à offrir encore plus d'humanité à ceux qui sème abomination et barbarie. Il nous faut  désarmer une idéologie à sa racine à savoir lui enlever le substrat sur lequel il s'implante.Je n'ai pas d'ennemi avec un visage humain car mon seul ennemi est ce terreau sur lequel pousse les germes du mal.
 

jeudi 5 mai 2016

Pour que l'eau vive!

Il y a quelques semaines E.D.F est revenu à la raison en renonçant à son projet de Takamaka 3 au grand satisfecit de beaucoup de personnes à Saint-Benoît. Le scepticisme des uns, les avis des utilisateurs professionnels ou non, les comités de défense des Eaux de la rivière des Marsouins et les rapports des experts ont semble t-il eu raison de la volonté d' E.D.F et de sa nouvelle turbine.
Ce projet a eu au moins le mérite de mettre en exergue les valeurs sous estimées des eaux de notre rivière:
- une double valeur écologique avec une faune et une flore exceptionnelles dans et aux abords de celle-ci rivière mais aussi une valeur écologique de part l'utilisation de ses eaux pour produire de l’électricité propre.
-une valeur économique de part des nombreux professionnels ou non ainsi que des clubs sportifs qui ont besoin de cette eau providentielle pour exister.
- une valeur également patrimoniale avec tout un art de vivre ancré dans le mode de vie de nombreux bénédictins: la pêche...anguille/coquille/ bichique, pique nique, baignade...
Ainsi nombreux étaient donc les raisons pour lesquelles ce projet de nouvelle turbine suscitaient inquiétudes et oppositions.
Mais aujourd'hui ne faut il pas battre le fer quand il est chaud pour qu'un grand projet qui prenne en compte l'énorme atout de cette rivière et je dirai même les rivières de Saint-Benoît (rivière des Roches, Bassin Bleu) et même plus largement son littoral maritime voit le jour.
Si la presse a révélé que le musée de l'eau ne se ferait plus à l'Etang-Salé semble t-il alors Saint-Benoît serait le lieu idoine pour une telle structure. Si Saint Leu a Kélonia pour les tortues, Saint-Gilles son aquarium présentant le lagon et le milieu marin alors une structure type aquarium autour de la rivière alliant recherche, protection de l'environnement, développement touristique autour de la rivière avec une portée régionale constituerait une tête de pont idéale pour permettre  d'amplifier et d'assurer le développement de tout un pan de l'économie touristique de Saint-Benoît en se servant de ces atouts premiers et incontestables.
Les avants projets de désenclavement de l'îlet Coco et Danclas participeraient sans conteste à donner à ces sites des dimensions touristiques plus à la hauteur du standing des lieux.
Ainsi donc pour que les Eaux fassent vivre à nouveaux la ville il convient que tout ce petit monde État, Région, Département, Mairie, acteurs économiques soient convaincus de l'énorme potentiel mais sous utilisé et soit mis en avant dans un schéma plus large du développement  de la micro région Est et participant par la même au rééquilibrage économique par rapport au reste de l'île (dans un esprit d'égalité réelle à la mode). 
Si Takamaka 3 est mort alors imaginons un Takamaka 4 sans nouveau barrage ni turbine plus conforme aux attentes des uns et des autres dans le respect des eaux nourricières.

jeudi 31 décembre 2015

2015.....2016

Le chapitre 2015 s'est refermé hélas comme il s'est ouvert avec ce qu'on a qualifié comme les événements de Charlie Hebdo et ceux de Paris. Ces tragiques faits ont plongé les français dans l'horreur d'une guerre qui ne voulait pas dire son nom. L'horreur, la barbarie et l'inhumanité dont le Monde n'arrivera donc jamais à se débarrasser et cela même dans nos sociétés dites modernes. Que retenir donc de positif ? Peut-être l'esprit de solidarité que les Français ont essayé de raviver face aux douleurs des familles comme pour exorciser la peur qui s'est installée dans nos vies quoi qu'on en dise.
Comme pour résister aux peurs engendrés, comme pour résister aux amalgames, comme pour résister aux racismes, comme pour résister au repli sur soi combien on brandit le drapeau et les devises de La République Française : Liberté, Égalité et Fraternité en entonnant La Marseillaise pour dire nous sommes vivants et nous nous ne laisserons pas faire.
2015 aura été remplit d'émotion et de cruauté qui nous a rappelé à quel point tout autour de nous est fragile et vulnérable car quel que soit les murs que nous bâtirons et les frontières que nous fermerons les faiblesses humaines laisserons toujours une brèche ouverte pour le mal frapper là où on ne l'attend pas.
Après les causes communes les causes plus primaires: boire, manger, dormir reprennent le dessus. Une réalité tout aussi difficile pour bon nombre de français au quotidien.
Aussi en 2016:
-Remplaçons nos peurs par l'espérance.
-Opposons aux larmes les rires.
-Proposons de la solidarité à l'indifférence.
-A celui qui a faim aidons le à se nourrir seul.
-A celui qui n'avance plus, donnons lui un bâton pour continuer à marcher.
-A celui qui a soif montrons lui la source.
-Contre la violence construisons la paix.
-Contre la haine partageons l'amitié et l'amour.
-Pour un bonjour, un autre bonjour.
-Pour un s'il te plaît, un merci!
-Pour toi et moi, un avenir meilleur !
Bonne année 2016 à tous !

lundi 14 décembre 2015

J'y pense et j'essaie d'agir!

La fin d'une campagne électorale marque le début du travail ou la poursuite de celui entamé pour les nouveaux élus. Mais elle doit être aussi l'occasion pour tous les acteurs politiques qui ont porté un projet devant la population durant ces élections de tirer les enseignements des différents messages que les électeurs rencontrés ont voulu faire passer.
Comprendre les réussites et les échecs des uns et des autres, est non seulement indispensable mais la seule et unique voie qui permette d'appliquer son projet pour les élus mais surtout salutaire pour répondre aux attentes de l'ensemble des concitoyens. La victoire n'est pas un chèque en blanc remis par la population aux nouveaux élus mais l'impulsion nécessaire pour se mettre chaque jour un peu plus au travail pour répondre aux défis  auxquels nos sociétés modernes sont confrontées.
 L'abstention et la montée du F.N, plus qu'interpellées, doivent être une obsession pour réconcilier les français avec eux même et les dirigeants politiques. Les défis économiques, environnementaux, sociaux et moraux doivent guider tout un chacun au sens des responsabilités qu'il doit endosser si on veux toujours croire en un avenir meilleur pour les uns et les autres.
Le repli sur soi et le déni des autres et de certaines réalités sont des maux qui rongent notre démocratie et n'est même pas un début de solution. Aussi, plus qu'hier et moins que demain, il nous faut nous engager et ce quelque soit les formes pour que la société dans laquelle on vit soit à l'image de la vie que tout un chacun est en droit d'attendre. Je m'engage, tu t'engages, il/ elle s'engage, nous nous engageons, vous vous engagez, ils/elles s'engagent.... hier, aujourd'hui et demain.

mercredi 9 décembre 2015

Ainsi parlait Zarathoustra!

Le crime est signé.... Tout ça pour ça! En effet au sortir de ce premier tour des régionales que dire de
l'homme spectacle Thierry Robert qui est rentré dans les rangs. Il s'est assis, s'est essuyé les pieds sur tout ce qu'il disait (et son électorat) pour se ranger derrière Me Bello qu'il qualifiait d'incompétente à gérer une collectivité comme La Région. 
Que dire de Me Bello pour le P.L.R qui elle même avait jeté dans l'incinérateur ses principes et ses précédents combats en s'asseyant à la même table André Thien Ah Koon et Gilbert Annette et Thierry Robert. 
Que dire de ce même Annette qui creuse la tombe du PS à La Réunion, une tombe pour le Nord et comme au PS on ne fait jamais les choses à moitié Mr Lebreton a cru bon de creuser une deuxième dans le Sud avec en épitaphe "PS PROGRES". Entre les deux PS, Jean Claude Fruteau dit désormais "Ti quatorze %" a été écartelé sur l'autel du "sov sat i gagn" dans l'entre deux tour pour sauver la maison PS...chittt avec comme bourreau un Philippe Leconstant fier comme un bar-tabac de son coup politique.
Que dire du PCR qui est passé du stade de malade avec rémission possible au stade de patient à l'état végétatif.
Que dire de Mr Didier Robert qui quoi qu'on puisse penser de ses projets et de ses colistiers, se tient loin de ces "trikmardaz" et arrangements de derrière la cuisine pour reprendre l'expression de Thierry Robert "himself" le monsieur anti-système soit disant.
Que dire des électeurs restés chez eux en voyant ce désolant usage de la démocratie par ses responsables politiques. En effet pendant que tout ce petit monde joue des coudes pour s'approprier un pouvoir ou une hégémonie politique malsaine, le F.N fait son nid. Nous citoyens sommes directement ou indirectement responsables aussi en refusant de trancher et en nous repliant sur nous même. L’absentéisme ou le non militantisme pour défendre des idées creusent le nid de tout les extrémismes pour les valeurs de La France, de ses habitants et de l'unité réunionnaise mais hypothèque également le développement de notre île. L'absentéisme creuse le sillon de ses arrangements de derrière la cuisine aux odeurs de carry mal cuits et indigestes pour La Réunion, gangrenant les idéaux de notre République malade d'elle même.
"Soit le changement que tu veux voir dans le monde" disait le Mahatma Gandhi.


lundi 9 novembre 2015

Silence coupable!

Entendez-vous comme ce silence est assourdissant! Le silence de nos élus du conseil municipal majoritaire et de son représentant après la série noire d'évènements violents qui se sont produits  sur la commune de St-Benoît ces dernières semaines est inacceptable. Je n'ai pas entendu ou si  peu ces élus condamner et s'engager publiquement pour trouver des solutions à ces phénomènes. Ils se terrent comme d'habitude dans le mutisme le plus complet et l'inaction toujours donc. Qui ne dit mot accepte ce qui s'est passé? Sont-ils résignés à ce point ou comme i di en créole "pa la ek sa"? Je m'interroge et comme sûrement beaucoup de bénédictins pour savoir comment on en est on arrivé à cette situation et où cela va t-il nous mener? Des évènements très graves se produisent dans la ville et notre Député Maire est toujours de l'autre côté de la mer en train de sûrement voter une nouvelle loi qui va nous prendre à la gorge et... au porte monnaie. N'aurait-il pas fallu être présent et battre le rappel de tous, élus, justice, associations, citoyens pour sortir de cette impasse, de ce gouffre sans fond dans lequel est aspiré la ville? Ce silence, ces inactions chroniques est pour moi synonyme d'un abandon de population pur et simple qui équivaut à un abandon de poste. A ce titre, il est donc légitime que l'ensemble du conseil municipal majoritaire de St-Benoît démissionne: Jean Claude Fruteau, Herwine Boyer, Gerard Perrault, Monique Cathala, Maurice Chane Fat, Angélique Martin, Daniel Huet, Valérie Payet, Dominique Atchicanon, Patrice Selly, Nelly Hoareau, Stéphane Maillot, Henri Chane Tef, Marie Renée Allane, Gerard Ramsamy, Raymond Marimoutou, Patrice Souprayenmestry, Nadine Mégarisse, Pierrot Arnal, Yves Gigan, Nadine Le Toullec, Farrahana Omarjee, Christelle Hoareau, Didier Vidot, Sylvaine Mouniama Mounican, Tony Dambreville, Aurélie Laoussing, Marie Michelle Mariaye, Coralie Fontaine. En effet face au silence, l'inaction je n'opposerai ni la révolution du peuple ni la loi du talion mais le retour aux urnes pour les bénédictins. On peut se tromper une fois mais pas tout le temps...

lundi 31 août 2015

Billet de rentrée!!

Elle est belle, elle est belle ma rentrée ! Qui en veut ? Qui en veut ? Personne !
Comment ça ? Vous n’appréciez pas la rentrée avec les fumeux bus de la Cirest et de sa constante désorganisation 15 jours après la rentrée. Pourtant vous deviez en avoir pour votre argent à ces prix-là?
Comment ça ? Vous n’appréciez pas la rentrée avec toujours les mêmes plats servis aux enfants toute l’année et depuis des décennies pour certains qui finissent encore souvent dans la poubelle en grande quantité chaque jour. Vous ne comprenez pas qu’on veuille faire manger la même chose aux maternelles et aux primaires et l’universalité de la sauce sardine (Robert bien sûr!).
Comment ça ? Vous n’appréciez pas la rentrée avec toujours les services périscolaires après l’école qui n’ont toujours pas fait le grand saut qualitatif 3 ans après. Des animateurs qui avec 3 bouts de ficelles, un pot de peinture et beaucoup de recyclage doivent sans cesse faire faire des miracles avec nos enfants (courage à eux).
Comment ça ? Vous n’appréciez pas la rentrée dans l’école de votre enfant où les doléances de différents conseils d’école n’ont toujours pas eu la réponse rapide qu’on vous avait promis pour régler les différents problèmes pour la rentrée. Mais  «  dann OUI napoin batay ! »
Comment ça ? Vous n’appréciez pas la rentrée parce que Mr Le Maire « lavé promi aou in ti kontra dann lékol pou larentré » et il n’est toujours pas joignable depuis la fin des élections….
Comment ça ? Vous n’appréciez et n’apprécierez pas les augmentations sur vos feuilles d’impôts ? Augmentation des impôts sur le revenu (ou suppression/diminution de la prime pour l’emploi).
Augmentation de la taxe d’habitation : tout le monde veut sa part d’augmentation !
Augmentation de votre taxe foncière : toujours plus pour toujours moins !
Comment ça ? Vous n’appréciez pas la rentrée parce que c’est toujours des augmentations pour toujours moins de services dans nos collectivités ! Mais rassurez-vous à la prochaine élection l’éducation sera encore et toujours une priorité pour tous !
Comment ça ? Vous n’appréciez pas les politiques (actions et personnes) qui voient en vous un bulletin de vote et votre portefeuille comme un puits sans fond pour payer l’addition à leur place.
PS : je n’ai rien dit cette fois sur les embouteillages devenus endémiques à ST-Benoît ! CHuuut ! A ce qu’il parait 90% des embouteillages vont sauter à la fin des travaux d’ici 2 mois! Pourquoi avoir attendu tout ce temps alors ? ST Benoît carrément à l’Est carrément…..
BONNE RENTRÉE !

lundi 8 juin 2015

Lettre à Mr VALLS et à nos chers décideurs péï!

Monsieur le Ministre, même si je sais qu'il n'y a quasiment aucune chance que vous me lisiez je me permets de vous écrire. Comme souvent, on vous vantera les atouts de notre île et de sa population mais aussi les handicaps et les besoins spécifiques ainsi que les leviers qu'il faudrait activer pour permettre l'essor de notre île dans un contexte de mondialisation où il faut ouvrir La Réunion sur l'espace indianocéanique avec les îles des Mascareignes, Madagascar compris, l'Afrique et L'Afrique du Sud notamment, l'Inde, l'Australie sans oublier La Chine.
En effet, devant un tel tableau et les perspectives de développement endogène (pour reprendre une expression d'un ancien président déchu par le peuple) L'U.E et La FRANCE soutiennent les efforts pour favoriser cette vision pour sortir l'île de son taux de chômage devenu "endémique" car culminant à plus de 30% et plus de 60% chez les jeunes. Mais avant d'arriver à récolter le fruit des ébauches de projets permettant de prendre la route du développement économique de notre île, les finances alloués au développement de notre territoire restent trop souvent mal utilisés depuis trop d'années. Je prendrai à titre d'exemple le développement de la région Est ( limite qui je le rappelle au Maire de Saint André ne se limite pas à sa ville). L'Est n'a pas vocation à rester et devenir le Parc Local et National des indicateurs des retards sociaux et économiques de La Réunion pour justifier les fonds Européens et du gouvernement Français en faveur des autres villes du département. Alors que nos élus n’arrêteront pas de vous dire qu'il convient de faire plus pour notre île car plus en retard ils devraient ensuite l'appliquer à nos micro-régions. Les retards de l'Est dans son développement résultent d'une politique déséquilibrée de répartition des fonds pour permettre un développement  plus harmonieux de notre île. Aujourd'hui la logique voudrait si l'on suit le raisonnement que nos chers élus tentent de vous vendre qu'on fasse plus pour l'Est si on doit faire plus pour La Réunion eu égard de ses besoins en termes de potentialité de développement.
A titre d'exemple sûrement lorsque vous viendrez à Saint Benoît on bloquera la circulation pour vous éviter un incident mais également et surtout les embouteillages monstres de notre petite et modeste ville chaque jour de l'année. Pourtant depuis bientôt deux décennies on remet à plus tard une solution pérenne pour résoudre ce problème (calvaire) quotidien qui pénalise notre ville mais aussi  les villes limitrophes dans leur développement économique. En effet nombre d'entreprises quittent nos territoires ou ne viennent pas s'y installer et les dernières ont du mal à survivre car asphyxiées dans la circulation par le manque d'activité et la fuite des clients potentiels. Pourquoi me direz vous tant d'inerties? La ville comme cette micro région qui je le rappelle ne se limite pas à St-André et Jean Paul Virapoulé est le parent pauvre. Les fonds sont phagocytés par le Nord et le Sud en passant par l'Ouest. Investir plus de 80 millions pour rénover un Musée dans l’Ouest  et le Sud parait normal, racheter un bâtiment en l’occurrence une médiathèque pas prioritaire à plus 20 millions par La Région à la ville de Saint-Paul par amitié politique c'est toujours normal, plus de 100 millions pour l'aéroport de Pierrefonds à St Pierre c'est toujours normal, plus 1.5 milliards pour la Nouvelle Route du Littoral c'est encore plus normal mais investir 10 à 15 millions pour mettre fin aux embouteillages à St-Benoît et redonner du souffle à la ville pour son développement économique ce n'est plus normal depuis trop longtemps. De la même manière qu'il n'y ai aucun projet d'envergure départementale voire internationale dans notre Sous Préfecture bénédictine ce n'est toujours pas normal et relève à mon sens d'un dénie total de bon sens et d'intelligence politique quand on veut faire de notre île une tête de pont de développement de la France pour profiter de notre ancrage dans l'Océan Indien. L'Est (de St André à Ste Rose en passant par Bras-Panon en remontant à Salazie et La Plaine Des Palmistes sans oublié St Benoît) ne peut et ne veut plus se contenter d'une seule politique de contrats aidés sans réelle perspective de développement économique durable qui se ferait à très petit pas quand les autres micros régions que sont Le Nord, l'Ouest et le Sud tirent sans cesse toujours plus leur épingle du jeu au détriment de tout l'Est.Nos villes de l'Est ont besoin d'infrastructures routières, économiques, culturelles pour elles aussi prendre le train du développement qui se refuse sans cesse à nous.
Ceci pour vous dire et exiger de nos élus locaux d’intégrer un indicateur de justice et de discrimination positive dans le partage des fonds. S'il faut toujours plus pour rattraper le retard accumulé par notre île le même leitmotiv doit guider les politiques de développement entre nos différents territoires. Si le soleil se lève à l'Est il est grand temps d'en faire de même du développement car carrément à l' Est oui mais carrément à part NON. Je le répète L'Est toute entière ne veut pas devenir un Parc Local et National des retards sociaux et économiques car tôt ou tard "Ma 6-T va crack-er".

mercredi 25 mars 2015

Billet d'humeur: interêt individuel et / ou desinterêt collectif ?

La dichotomie entre l’intérêt personnel et l’intérêt collectif semble à mes yeux l'un des éléments clés de l'abstention aux différentes élections aussi bien du côté des électeurs que des candidats. Nombre de candidats et d'électeurs ne savent plus faire la différence entre son intérêt propre et l’intérêt collectif. L’intérêt personnel du candidat devrait être de se faire élire en proposant un projet qui répondent aux besoins du plus grand nombre mais il doit constamment répondre à des demandes individuelles qui ne sont pas toujours en adéquation avec l’intérêt collectif. L’intérêt de l’électeur lambda n'est pas toujours l’intérêt du plus grand nombre mais le fait de répondre favorablement à certaines demandes vont faire qu'on peut imaginer par la suite une fois élu pouvoir réaliser des choses qui correspondent enfin à l’intérêt collectif . On reproche souvent aux candidats le clientélisme mais peut être que si les candidats étaient entourés par plus d'électeurs non intéressés et non des "clients" venus consommer ce que peut proposer un candidat les problèmes ou les solutions seraient tout autre. C'est parce que ceux qui se disent désintéressés ne s'investissent pas assez auprès des candidats qui s'engagent que finalement les clients électeurs prennent place autour de la table et phagocytent les objectifs et missions des élus dans leurs propres intérêts. Dit moi qui tu fréquentes et je te dirais qui tu es. Aussi   les torts sont partagés entre l’électeur qui veut son cas personnel réglé en premier lieu et les élus qui doivent faire coïncider leur  intérêt personnel d'être élu, l'interêt personnel de chacun de ses électeurs et l’intérêt collectif tout en sachant que quoi qu'il fasse on trouvera à redire sur son action. 
Au risque de choquer je dirai qu'il faudrait plus d'électeurs irréprochables pour avoir plus d'élus irréprochables car l'un ne va pas sans l'autre.

lundi 2 mars 2015

Je suis démocratie!

Je n'ai ni tout vu, ni tout dit, ni tout écrit et sûrement vous ni tout lu. S'il avait fallu tout dire tout écrire, vous qui me lisez vous n'auriez pas le temps de tout lire, ni tout croire de ce que vous auriez pu lire. Il est vrai qu'on entend beaucoup de choses des gens qu'on peut rencontrer chaque jour dans la rue, au travail et surtout à l'heure actuelle sur les réseaux sociaux. C'est pourquoi si on devait tout dire, ceux qui comme moi  écrivent, tomberaient à coup sur sous le coup de la diffamation tôt ou tard car ne pouvant tout prouver. L'erreur est humaine et l'acharnement inhumain. Aussi, lorsqu’on voudrait me faire taire parce que je peux écrire et la façon de le dire ne plait pas à untel ou untel, je me dis que certains se sont trompés d'époque et se sont trompés sur ma personne. Je n'écris pas avec une plume mais bien avec un clavier qui m'offre cette liberté d'écrire qui n'a de limite que celle de la démocratie. Je ne me sens limité ni par l'espace ni par le temps et encore moins par quelques coupeurs de mots qui voudraient qu'on ne parle pas des maux qui fâchent et de ceux qui  dirigent notre société car "tortue i voi pas son queue". Bien avant l'esprit du 11 janvier 2015 et le "je suis Charlie", il y a l'esprit de La Prise de la Bastille et ce qui nous restent de la Révolution Française: Liberté, Égalité, Fraternité la devise placardée aux frontons des bâtiments  publics mais surtout l'essence de notre République. Libre à chacun de répondre à mes écrits par les leurs, mais l'intimidation quelque soit sa forme me renforce dans mes convictions mais permet également de renforcer l'armée citoyenne qui me lit chaque jour un peu plus et m'apporte du bon grain à moudre et soutien .  "Je pense donc je suis" disait Descartes quand Ganghy disait "soit le changement que tu veux voir dans le monde". Je pense, j'écris et je vis et veux voir le changement.   Aujourd'hui je ne suis pas Charlie mais je suis juste Bertrand Robert.

vendredi 13 février 2015

Difficultés oui mais action toujours.

Aujourd'hui, j'ai envie de m'adresser à ceux qui désespèrent de voir les choses s'améliorer ou changer. Aussi pour démarrer mon propos, je vais citer Sénèque réentendu récemment : "Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles".  J’apprécie cette citation car effectivement il me semble qu'on peut faire sienne cette  orientation et l'appliquer au quotidien à tous les domaines de notre vie : privée, professionnelle et même citoyenne. Face aux difficultés, on n'a pas tous la même façon de réagir: l'action, le renoncement, le contournement, la passivité.... 
En tout état de cause, il convient toujours de s'outiller en conséquence pour se donner les moyens de parvenir aux buts qu'on s'est fixé. On écoute, on apprend des autres mais le choix  final nous revient toujours car l’objectif visé décline souvent d'une envie personnelle certes mais  qui elle-même peut et je dirais même doit s'allier avec un intérêt collectif. L'Homme n'a pas vocation à vivre auto centré sur lui-même mais ouvert sur les autres. Ne nous laissons pas décourager par ceux qui  ont fait le choix ou voudraient faire les choix à notre place. Certains voudraient se nourrir de nos peurs, de nos moments de découragement, de nos hésitations, de nos renoncements pour imposer le chemin qu'ils voudraient imposer in fine. Nul ne doit décider à notre place de nos objectifs et de la marche à suivre. Liberté d'action, d'entreprendre, dire, faire, agir, on pourrait conjuguer  le mot liberté de moult façons. Les moments de doute, de pleurs, les échecs doivent nous servir mais pas nous dérouter de nos objectifs : "sa feuiy sonz sa, la rosé  pran pas desu". Les difficultés il y en a toujours et il doit y en avoir presque car ce sont elles qui font grandir, avancer et qui rendent l'objectif une fois atteint si précieux et louable.
On peut regarder dans le rétroviseur mais on avance quand même car la route est toujours trop longue et semée d'embûches pas toujours prévisibles. Alors oui: OSONS! Allons toujours de l'avant. OSONS et AGISSONS malgré les difficultés.
Je terminerai en citant Patrice Treuthardt notre poète réunionnais "Zordi la pli, domin soley! Zordi mi pli domin mi révey!"

dimanche 1 février 2015

On trie et on vire !

Nombre de réunionnais comme moi sont souvent choqués qu'un élu minoritaire en terme de suffrage par rapport au score de ses adversaires cumulés puisse être élu aujourd'hui élu par le jeu démocratique certes mais surtout par le jeu des alliances personnelles sous couvert de politique(vie de la cité).
Je m'explique. 
Il est clair que pour certain candidat l'enjeu n'est pas de gagner et de réaliser un projet pour la population mais un enjeu personnel.Chaque élection représente pour eux une occasion pour un avancement de carrière ou le déblocage de projet personnel souvent très lucratif. Ces combines lucratives se réalisent sur le dos d'une population qui ont besoin d'entendre des personnes nouvelles car tellement désillusionnée par les élus sortant. On peut ranger ces pseudos candidats dans la catégorie "1 élection = tirelire, fond de caisse, jackpot du casino".
On retrouve aussi à ces élections une autre catégorie qui se présente et soutenue en "missouk" par un autre candidat d'une ville voisine qui veut tirer les ficelles sur une élection pour faire, défaire ou négocier ultérieurement la victoire finale de son véritable poulain. Ce sont des candidats qui présentent bien, tellement bien "casté" façon star académie de la politique fiction qu'on pourrait leur donner le bon dieu sans confession (mais hélas il ne saurait pas quoi en faire). Il distribue facilement les bouquets de fleurs aux enterrements et aux baptêmes. La compétence n'est pas leur marque de fabrique mais il maîtrise bien l'art de la peinture. On classera ces candidats dans la catégorie "peinture toute marque". Lorsqu'on gratte derrière la peinture de façade on retrouve généralement le même prototype candidat de la catégorie tirelire. Chasser le naturel il revient au galop.
La troisième catégorie est généralement composé de petits candidats sans appareil politique mais qui tant bien que mal essaient de se faire entendre même s'ils savent d'avance qu'ils auront du mal à se faire entendre.
La catégorie suprême est celle  des futurs élus d'avance. La main sur le cœur l'autre sur votre épaule, ils pleure , il rient avec vous avant le premier tour. Mais souvent après l'élection ils échangent votre coup de main pour coup pied dans le derrière de ses premiers électeurs. Une fois élu la seule chose qui compte pour eux c'est d'avoir une vice présidence, des délégations avec voiture de fonction et billet d'avion, jetons de présence. Tellement occupé à faire fructifier leurs élections en  billet de banque qu'ils n'ont jamais le temps pour leurs populations, jamais le temps de faire convenablement leur travail si ce n'est à la veille de la prochaine élection. Alors ils ressortent les grosses ficelles et la grosse machine politique, ils se cachent derrière un mentor politique "son lombraz". De plus, ils savent qu'il pourront pour assurer leur élection au pire au second tour compter sur l'abstention, sur les candidats de la catégorie "tirelire" et les candidats de la catégorie "peinture toute marque"
Tout cela pour en arriver à la conclusion, lors des prochaines élections départementales et régionales, ne nous laissons plus avoir par ces candidats "dent blanc, cœur noir". Il y a un temps pour faire le tri parmi les vrais candidats et un temps pour virer les élus inaptes au travail pour sa population.